Afrique francophone

L’Afrique francophone désigne tous les États d’Afrique ayant la langue française en partage. Cela inclut plus de 18 pays contigus où le français est utilisé comme langue officielle et/ou véhiculaire. Ces pays s’étendent sur un immense territoire, représentant près de la moitié du continent africain, soit environ 5000 kilomètres du nord au sud et environ 4000 kilomètres d’est en ouest (de Tanger au nord du Maroc à Lubumbashi au sud de la RDC). En 2018, on estimait à environ 140 millions le nombre de francophones africains dans 31 pays et territoires d’Afrique francophone. Le français est arrivé en Afrique avec la colonisation par la France et la Belgique, et ces francophones d’Afrique forment maintenant la partie la plus importante de la Francophonie. N’hésitez pas si vous avez besoin d’autres informations ! 😊

La province de l’Ituri, en République Démocratique du Congo, traverse une crise sécuritaire et humanitaire d’une ampleur alarmante. Entre le 28 et le 31 mars 2026, les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont multiplié les incursions sanglantes, verrouillant les axes routiers et plongeant le territoire de Mambasa dans l’effroi.

Un bilan humain et des enlèvements massifs

Le week-end du 28 au 29 mars a marqué un tournant dans la violence sur l’axe Mambasa-Komanda. Selon Radio Okapi, les incursions ont débuté à Babungwe avant de frapper Lomalisa, où les assaillants ont tiré en l’air pour capturer les villageois. L’activiste des droits humains John Vuleverio, cité par le média, avance le chiffre terrifiant de 388 civils pris en otage.

L’horreur ne s’arrête pas à la capture. Des sources locales citées par ituri.cd et la CODEPEF rapportent que « certaines victimes auraient été exécutées, leurs corps restant abandonnés sur place sans sépulture » dans la forêt de Bakwanza. Cette situation a entraîné la fermeture de plus de dix structures de santé, privant des milliers de personnes de soins vitaux.

Une économie et une mobilité paralysées

Le lundi 30 mars, une nouvelle attaque a frappé l’axe Mambasa–Bunia, à hauteur de Muchanga. Maître Laurent Kyeya, coordonnateur de la CODEPEF (Convention pour le développement des peuples forestiers), dresse un constat d’une gravité extrême : « Sur les sept chefferies que compte le territoire de Mambasa, la majorité est actuellement sous menace des rebelles ADF. Cette insécurité affecte plusieurs axes routiers importants, notamment Mambasa–Nduye, Mambasa–Kisangani et Mambasa–Beni. »

Comme le souligne RFI, cette stratégie de terreur vise directement les usagers de la route et les agriculteurs. Dans les localités de Makokolo ou Mandima, les habitants n’osent plus accéder à leurs champs, ce qui compromet gravement la production agricole. Les conséquences sont immédiates : déplacements massifs de populations vers le centre de Mambasa et paralysie totale des activités socio-économiques.

Le témoignage de la résilience

Interrogé sur cette situation, Jean-Luc Simbilyabo, directeur de la RTER (Radio Télé Évangile Réconciliation) à Nyakunde, livre un message de force et de foi :

« Les attaques répétées sur l’axe Mambasa–Komanda rappellent la souffrance silencieuse de milliers de familles qui vivent entre peur et espérance. Pourtant, au milieu des cendres, la foi demeure vivante : les chrétiens continuent à prier, à servir et à témoigner. Nous pouvons soutenir cette mission par la prière, par la diffusion de ces témoignages et par un appui concret aux radios locales qui portent la voix de la vérité et de la paix. Comme il est écrit : « La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue » (Jean 1:5). »


Appels à une intervention d’envergure

Face à l’urgence, la société civile et les médias tels que Yahoo News (AFP) relaient l’exigence d’opérations militaires de grande envergure. « La protection des civils est une obligation fondamentale de l’État », martèle John Vuleverio. Si l’administrateur assistant du territoire, le colonel Maxime, appelle au calme et assure que « les opérations militaires se poursuivent », la population attend des résultats tangibles pour sécuriser les routes et libérer les captifs.

Solidarité : Médias Ébène apporte tout son soutien aux radios chrétiennes membres du FOMECAF implantées dans la région, en particulier la radio RTER à Nyakunde, qui demeure un phare d’espérance indispensable dans la tourmente.

Nouveaux développements : le chantage aux rançons

Selon une mise à jour de la RTCR ce 2 avril, suite à l’incursion à Muchanga (axe Mambasa-Bunia), les ravisseurs ont franchi une nouvelle étape dans l’horreur. Les rebelles exigent désormais une rançon de 10 000 USD pour libérer une partie des otages capturés le 30 mars. Ce chantage financier accentue le désespoir des familles déjà privées de leurs moyens de subsistance, alors que l’accès aux champs est devenu impossible à Makokolo ou Mandima.

Sources
Sources locales et directes
  • CODEPEF (Convention pour le développement des peuples forestiers) : Rapport de Maître Laurent Kyeya sur l’insécurité dans le territoire de Mambasa (30-31 mars 2026).
  • RTER (Radio Télé Évangile Réconciliation ) : Entretien exclusif avec Jean-Luc Simbilyabo, Directeur de la station à Nyakunde (1er avril 2026).
Autorités de Référence
  • Administration Territoriale de Mambasa : Déclarations du Colonel Maxime, administrateur assistant, relatives aux opérations militaires en cours.

Dans le cadre d’une émission exceptionnelle à portée nationale et dépassant tous les clivages religieux, Emmanuel Ziehli s’exprime au micro de quatre figures majeures du paysage médiatique ivoirien. Entouré d’Étienne Saï (CEFCA), Kassim Traoré (TV et Radio Hosanna), Niomouti Samuel (Radio Fréquence Vie) et Justin (Radio Nationale Catholique – RNC), il livre un entretien exclusif au carrefour de toutes les confessions. Un rendez-vous médiatique unique pour aborder les enjeux actuels du pays dans un esprit de dialogue et de fraternité.

Le média de la « dernière borne »

Malgré l’omniprésence des réseaux sociaux, la radio demeure le média roi en Afrique. Pourquoi ? Parce qu’elle est la seule à franchir les obstacles de l’analphabétisme et à atteindre les campements les plus isolés. Comme le souligne Emmanuel Ziehli, elle n’est pas qu’un simple récepteur de sons ; elle est un « compagnon de route » qui parle directement au cœur et à l’intelligence de l’auditeur, là où les autres écrans s’éteignent.

Professionnalisme et éthique : le défi de la qualité

L’un des messages forts de ce séminaire d’Abidjan est l’appel à la professionnalisation. Pour l’invité de la rédaction, l’engagement ne doit pas faire l’économie de la compétence.

  • Sortir de l’amateurisme : Produire des contenus rigoureux et vérifiés.
  • L’éthique au micro : Dans des contextes parfois fragiles, la radio a le pouvoir de construire la paix ou d’attiser les tensions. Le choix de FOMECAF est clair : la radio doit être un vecteur de réconciliation et d’éducation.

« Chaque micro ouvert est une responsabilité. Nous ne diffusons pas seulement des ondes, nous diffusons de l’influence. » — Emmanuel Ziehli

Le virage numérique : l’alliance de la FM et du Web

Le séminaire aborde également la mutation technologique. Loin de s’opposer à Internet, la radio africaine d’aujourd’hui s’appuie sur le digital pour étendre son écho. Podcast, streaming et réseaux sociaux deviennent les alliés de la bande FM pour toucher une jeunesse ultra-connectée, sans pour autant abandonner les auditeurs traditionnels.

Une synergie Nord Sud pour demain

Le FOMECAF 2026 n’est pas qu’un lieu d’apprentissage, c’est un espace de partage. L’expertise technique rencontrant la réalité du terrain africain crée une dynamique unique. L’objectif final ? Que chaque station de radio devienne un véritable acteur du développement local, traitant de santé, d’agriculture et de citoyenneté avec une voix forte et crédible.

Dernière étape de notre mission de plusieurs jours au Togo : la ville de Notsé, située à 100 km au nord de la capitale, Lomé. C’est ici que nous sommes allés à la rencontre des équipes de la radio Moisson Finale.

Au plus près des équipes et des auditeurs Cette visite de terrain a été l’occasion d’échanges riches et constructifs. Nous avons pu nous entretenir avec la direction et les équipes techniques et journalistiques qui font vivre la station au quotidien.

Afin de mieux mesurer l’impact de la radio dans la région, nous avons également réuni un panel d’auditeurs. Leurs témoignages précieux nous ont permis de comprendre concrètement le rôle essentiel que joue Moisson Finale dans leur vie de tous les jours.

Un soutien concret pour l’avenir Pour saluer le travail accompli et encourager les équipes à poursuivre leur développement, nous n’allions pas repartir les mains vides : nous avons eu la joie de leur remettre du matériel de studio. Un petit coup de pouce technique pour continuer à produire des émissions de qualité !

Au cœur de la région centrale du Togo, la ville de Sokodé se distingue par son identité forte : carrefour commercial majeur, elle est aussi l’un des principaux foyers de l’islam dans le pays. C’est dans ce contexte géographique et religieux singulier que la délégation du FOMECAF et de Médias Ébène a fait escale pour soutenir Radio Albarka.

Accueillis avec une chaleur exceptionnelle par Elisabeth Koudjoukalo, directrice de la station, et toute son équipe (journalistes, techniciens), les émissaires ont pu constater la résilience de ce média. Évoluant dans un paysage radiophonique dominé par des stations confessionnelles musulmanes, Albarka s’impose par la qualité de ses programmes et son message de paix.

Le quotidien de la radio reste cependant un combat. Entre un approvisionnement électrique capricieux et le poids des taxes de diffusion, les obstacles sont nombreux. Pourtant, grâce à la gestion rigoureuse et visionnaire d’Elisabeth, la station tient bon. Pour soutenir cet élan, la délégation a procédé à la remise d’une nouvelle table de mixage, équipement vital pour moderniser le studio et assurer la pérennité des émissions.

Radio Albarka prouve qu’avec de la détermination et une gestion saine, un média chrétien peut non seulement survivre, mais rayonner durablement en Afrique francophone.

Une délégation du FOMECAF et de Médias Ébène a effectué une visite stratégique à Radio Réveil à Bassar (Togo). Si l’émotion liée à la disparition du fondateur reste présente, l’objectif était résolument tourné vers l’avenir et la pérennité de cet outil de communication essentiel.

Le point fort de cette mission a été le renforcement matériel de la station. Un don crucial, notamment une nouvelle table de mixage, a été remis à l’équipe technique. Cet équipement moderne vise à garantir une meilleure qualité de diffusion et à sécuriser la continuité du signal pour les auditeurs de la région.

Parallèlement, une évaluation approfondie de la « santé » de la radio a été menée. Les experts ont analysé la grille de programmation et la qualité des contenus. Le constat est encourageant : la radio jouit d’une vitalité sociale exceptionnelle. Le témoignage d’un enseignant musulman, désormais contributeur régulier aux programmes, illustre parfaitement la réussite éditoriale de la station : elle a su devenir un média citoyen et inclusif.

Cette visite technique et humaine confirme que Radio Réveil, malgré les épreuves, dispose des atouts nécessaires pour poursuivre sa mission de service et de cohésion au Togo.

Pontarlier, le 9 février 2026 – À l’initiative du FOMECAF (Forum des Médias Chrétiens d’Afrique Francophone), et à l’occasion de la Journée Mondiale de la Radio, un webinar exceptionnel se tiendra le vendredi 13 février. Ce rendez-vous stratégique réunira les acteurs majeurs de la radiodiffusion pour explorer une thématique d’actualité : « L’IA, un levier de développement pour la radio de proximité. »

L’IA : Un assistant, pas un remplaçant
Loin des craintes d’un remplacement des journalistes par des robots, cette conférence vise à démontrer comment l’Intelligence Artificielle (IA) peut devenir un allié stratégique pour les stations africaines. Face aux défis techniques, financiers et d’infrastructure, l’IA offre des solutions concrètes pour libérer du temps éditorial et améliorer la qualité sonore.

Deux experts pour une vision à 360°
Pour guider cette réflexion, le FOMECAF réunit deux regards complémentaires :

Jonathan Darboux (Bénin) : Spécialiste des solutions technologiques en contexte africain. Il détaillera les outils permettant d’optimiser la production, même avec une faible bande passante.
Emmanuel Ziehli (Suisse) : Expert international en médias. Il apportera son éclairage sur la préservation de l’éthique et de la chaleur humaine. Il reviendra notamment sur l’expérience de la radio suisse Couleur 3, illustrant pourquoi la responsabilité éditoriale et légale doit impérativement rester humaine.

« L’IA ne doit pas être vue comme un outil d’importation occidentale, mais comme une opportunité de mieux servir les auditeurs locaux en transformant la voix en texte et le bruit en son cristallin », souligne Mawuéna Abotchi le secrétaire permanent du FOMECAF, organisateur de l’évènement.

Au programme non exhaustif : Des solutions concrètes pour le terrain
Le webinar sera rythmé par des cas pratiques adaptés aux réalités des radios africaines :

Transcription : Pour transformer les émissions en articles web ou archiver le patrimoine oral sans saisie manuelle fastidieuse.

Élaboration des nouvelles locales : L’IA comme assistant pour structurer les brèves de proximité et hiérarchiser l’information collectée sur le terrain.

Aide technique sur les pannes : Utiliser des modèles d’IA pour diagnostiquer des problèmes matériels (émetteurs, consoles) quand l’ingénieur n’est pas sur place.

Traduction : Passer du français aux langues nationales/locales pour renforcer l’ancrage communautaire de la station.

Informations pratiques
Date : Vendredi 13 février 2026
Heure : 14h00 GMT
Lieu : En ligne (Webinar)
Inscription gratuite : https://bit.ly/4rKu5UF

Contact Presse : FOMECAF Mawuéna Abotchi, Secrétaire permanent fomecaf@gmail.com
WhatsApp : +228 92 48 20 78

Le rayonnement de Médias Ébène s’articule autour de deux piliers stratégiques :

  • La formation : À l’image de notre récent séminaire national à Abidjan (Côte d’Ivoire), nous renforçons les compétences des acteurs de la communication.
  • L’appui technique et logistique : Nous soutenons les radios confessionnelles d’Afrique francophone par l’envoi de matériel spécialisé.

Fin 2025, un conteneur chargé d’équipements studio et FM a été réceptionné à Lomé. Dans la foulée, nos équipes ont sillonné le nord du Togo pour accompagner quatre radios partenaires de la FOMECAF. Découvrez en images notre première étape à la Radio Missionnaire de Kara.

ABIDJAN, le 1er février 2026 – Le rideau est tombé sur un événement charnière pour le paysage médiatique confessionnel. Après trois jours d’échanges intenses au Centre de Formation et de Communication Audiovisuelle (CEFCA), le Forum des Médias Chrétiens d’Afrique Francophone (FOMECAF) a clôturé son séminaire national. Placé sous le thème « Résilience et responsabilité des médias chrétiens face au radicalisme », ce rendez-vous stratégique a tenu toutes ses promesses en matière de mobilisation et d’expertise professionnelle.

Une mobilisation nationale d’envergure

Le séminaire a confirmé l’ancrage territorial du FOMECAF avec des chiffres qui témoignent de l’urgence des enjeux traités :

  • 57 participants (dont 13 femmes et 44 hommes) issus de 24 médias chrétiens.
  • 7 villes de Côte d’Ivoire mobilisées : Abidjan, Abengourou, Bouaké, Yamoussoukro, Aboisso, Korhogo et Bonoua.

7 formateurs alliant expertise nationale et internationale pour encadrer les travaux.

Des voix fortes pour une mission de paix

L’engagement du FOMECAF pour une paix durable a été porté par des interventions de haut niveau. L’ouverture officielle a été marquée par la présence de Mme Odette N’Zi, Troisième Adjointe au Maire de Cocody, représentant le Maire Jean-Marc Yacé.

  • Les leaders du secteur ont réaffirmé leur vision commune lors des sessions :
  • Mme Olivia Beugré, Présidente du Bureau du FOMECAF.
  • M. Emmanuel Ziehli, Président de Médias Ébène et partenaire principal de l’événement.
  • Pr Abdoulaye Sangho, Président du Comité d’Organisation.
  • M. Germain Coulibaly, Directeur Général du CEFCA.

L’orateur principal, Illia Djadi, analyste à l’ONG Portes Ouvertes, a captivé l’auditoire par son analyse de la montée de l’extrémisme au Sahel, soulignant la responsabilité cruciale des médias chrétiens dans la prévention de la radicalisation.

Des ateliers pratiques orientés vers l’action

Quatre pôles de formation ont permis de transformer les enseignements théoriques en compétences concrètes :

  • Management des médias : Stratégies de recherche de financements, avec Denis Steffen.
  • Journalisme & IA : Lutte contre la désinformation et intégration de l’intelligence artificielle, avec Emmanuel Ziehli, Mawuéna Abotchi et Joël Kokou Djagbavi.
  • Technique de son : Captation et optimisation sonore, sous la direction d’Andrea Luzi.
  • Diffusion FM : Maîtrise technique et qualité de la radiodiffusion, avec Honoré Chabi Boni.

Une nouvelle feuille de route pour les communicateurs

Les travaux ont abouti à des recommandations stratégiques pour l’avenir des médias confessionnels en Côte d’Ivoire :

  • Unité d’action : Création de plateformes numériques pour favoriser une action concertée entre professionnels.
  • Virage technologique : Intégration responsable de l’IA et développement stratégique des podcasts pour élargir l’audience.
  • Éthique et vigilance : Un engagement renforcé contre les discours de haine et la désinformation.

« Abidjan 2026 n’est pas qu’une simple clôture, c’est la consolidation d’une communauté de communicateurs déterminés à faire de chaque micro et de chaque plume un instrument de cohésion sociale et de stabilité pour la nation. »

Grâce à vous, 2025 marque un tournant où vitalité missionnaire et logistique se sont conjuguées pour servir l’Évangile. Votre soutien a déployé notre action sur deux fronts : une veille technique constante et une présence stratégique sur le terrain.

Depuis notre base, le lien ne s’est jamais rompu. Avec plus de 2000 messages et 1000 appels, nous avons épaulé plus de 50 contacts. Pannes résolues et conseils en temps réel ont soutenu des stations du Burkina Faso jusqu’aux confins de la RDC. Votre aide transforme ce support technique en bouée de sauvetage pour ces radios isolées, garantissant que la voix de l’Évangile ne s’éteigne pas faute de maintenance.

Sur le terrain, l’impact est tangible. Nos missions nous ont menés de la conférence de Kigali (180 acteurs clés) aux réalités du Congo et du Niger venus au Rwanda. Point saillant en ce mois de décembre : notre présence à Lomé. Au-delà du séminaire éditorial, 6 visites de radios, l’arrivée d’un conteneur de matériel audio constitue une avancée majeure. Ce trésor technique, don d’une grande radio commerciale française, équipera une vingtaine de radios.

Légende: de gauche à droite Christian Gaspoz Médias Ébène, Sabine Mussard de Fréquence Oasis La Réunion, Emmanuel Ziehli et Denis Steffen de Médias Ébène lors du séminaire de Kigali, novembre 2025.

Les fruits de cette collaboration sont concrets : 50 techniciens formés à la maintenance et 200 producteurs outillés pour mieux proclamer la Parole. Nous avons aussi accompagné l’émergence de nouveaux projets, de la Guinée au Tchad, répondant à l’appel de zones encore en « silence radio ». Au-delà des chiffres, la vie jaillit : à Bukavu, la radio réhabilitée reprend sa mission ; en Centrafrique, un chef de chantier a trouvé la foi à l’écoute de Radio Sinaï.

Chaque boulon serré est une victoire spirituelle partagée avec vous. Merci de permettre à des millions d’âmes d’entendre la Bonne-Nouvelle.

C’est à Kigali, Rwanda, que le bureau de Médias Ebène a participé en octobre dernier au séminaire continental « Africa by Radio » (AbR), l’équivalent anglophone du Forum des médias chrétiens d’Afrique francophone (FOMECAF), lancé par notre association en 2019. Nous y avons joué un rôle central dans l’organisation, l’invitation d’acteurs clés, et l’animation de panels.

Le choix du Rwanda, voisin de l’Est du Congo, a permis d’accueillir des participants venus d’Ituri, du Nord et du Sud Kivu. Ces provinces sont violemment secouées par des groupes armés rebelles (M23, ADF), où l’insécurité et la radicalité menacent la paix et l’expression démocratique. Les conséquences sont lourdes : déplacements massifs et violations des droits humains.

Pourtant, au cœur de ce tumulte, les radios chrétiennes continuent de faire office de phares d’espoir et de résilience. Trois radios congolaises incarnent cette lumière et étaient présentes à Kigali : Radio Télé Réconciliation de Nyankunde (avec Jean-Luc Simbilyabo), Radio Sola Deo Gloria de Bunyakiri (avec Floribert Kikwabantu) et Radio Ebène de Bukavu Chaï (avec Blaise Wemba).

Jean-Luc Simbilyabo, d’Ituri, avait déjà été honoré du Prix François Sergy lors du FOMECAF 2020 à Lomé pour son projet de « radio intégrale ». plus récemment, sa station a survécu en trouvant des compromis avec des groupes armés. Son témoignage est poignant : il a reçu des hommes à la radio sachant qu’ils avaient commis des meurtres le matin même.

En cette fin d’année, l’association souhaite saluer ces véritables héros, porteurs des valeurs du Royaume de Dieu (justice, paix, foi, dévouement). Leur engagement inspire, car leurs ondes transportent un message de lumière là où l’obscurité règne.

À Kigali, nous avons également eu la joie de retrouver des amis du Niger et du Mali, dont la situation demeure tout aussi précaire. À tous ces artisans de la paix et messagers de la bonne nouvelle, nous adressons notre gratitude et nos prières.